Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de
CASTILLON EN COUSERANS
LES LAVOIRS
HISTOIRE DES LAVOIRS ET DES LAVANDIÈRES
Le lavoir aujourd’hui Le même lavoir au début XXème siècle
À l'origine, le lavoir est une pierre plate ou une simple planche posée au bord d'un cours d'eau, d'une mare ou d'une source, sans abri, puis il a été construit des lavoirs en panneaux de bois.
A partir de la moitié du XIXème siècle,on construit des murs autour du lavoir et le recouvre d'un toit d’une ou deux pentes en ardoises.
Le lavoir reste en usage jusqu'à la moitié du XXeme siècle, puis il est remplacé par les lessiveuses en 1951.
La lessive était autrefois réalisée par la maîtresse de maison dans les foyers modestes tandis que les demeures plus importantes (notables, bourgeois, curé ou instituteurs) faisaient appel à des lavandières professionnelles.
La première phase de la lessive se déroulait dans une buanderie accolée à la maison, généralement proche du four à pain. Pendant l'utilisation du four, des cendres étaient
récupérées puis mises de côté pour être refroidies. Elles étaient mises dans une petite poche en tissu et servaient de poudre lavante. Cette poche était posée dans un cuvier avec le linge sale, sur lequel on versait de l'eau bouillante. Un trou au fond de la cuve permettait de récupérer l'eau qui était à nouveau mise à bouillir puis versée plusieurs fois sur le linge.
Après cette étape qui durait plusieurs heures, le linge était récupéré par les lavandières qui se rendaient au lavoir afin d'effectuer la phase de battage et rinçage du linge. Posé sur des brouettes à claire-voie, le linge pouvait s'égoutterdurant le trajet.
Les lavandières s'installaient ensuite accroupies dans une boite en bois appelées "garde- genoux" ou "carrosse" dont le fond était tapissé de paille, afin d'être plus confortable. Cette boîte permettait aux lavandières d'éviter les éclaboussures. Certains gardes-genoux pouvaient intégrer une planche à laver et portait alors dans ce cas le nom de "selle".
Les lavoirs avaient une importante fonction sociale.
Le lavoir était fréquenté uniquement par les femmes, certaines venant parfois avec leurs enfants quand ils ne pouvaient être gardés. C'était un lieu de retrouvailles, de discussions, de ragots et parfois de jalousie entre les lavandières dont le linge était de meilleure facture.
Extraits : « Richebourg Pittoresque » - Mme Jacqueline GONTIER .
« Les moulins de FONTAINE-FOURCHES » (seine et marne).
Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de Castillon en Couserans